Source: Mémoire des Luttes | 28 juillet 2014

Le sixième sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) s’est tenu du 14 au 16 juillet à Fortaleza au Brésil. Une déclaration commune en 72 points y a été adoptée, qui aborde les principaux foyers de crises de la géopolitique mondiale, de la République centrafricaine à Gaza. A cet égard, la Russie et la Chine ont exprimé leur soutien à la candidature du Brésil et de l’Inde à un siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.
Mais ce sont surtout les initiatives prises par les BRICS en matière financière qui témoignent de la montée en puissance internationale de ce bloc. Ont ainsi été décidées :
Malgré toutes les précautions oratoires, notamment celles de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, ces nouvelles institutions financières sont un coup porté à l’hégémonie des succursales du Département américain du Trésor que sont le Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale et, à terme, à celle du dollar. Elles ont de toute évidence une dimension géopolitique que les médias occidentaux ont eu tendance à traiter avec scepticisme. A noter cependant que le Financial Times de Londres leur a consacré une page entière et extrêmement documentée dans son édition du 17 juillet. En revanche, en Amérique latine, c’est cette dimension qui a surtout été mise en avant car la région n’a pas oublié les ravages des plans d’ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale.
Pour mesurer les espoirs que suscite la création de ce nouveau dispositif financier au sud du Rio Grande, Mémoire des luttes propose la lecture de quatre textes en espagnol :