• La main sale de Chevron-Texaco dans l’Amazonie équatorienne

    La main sale de Chevron-Texaco dans l’Amazonie équatorienne

    CAMPO AGUARICO 4, Équateur — Il y a presque 30 ans que Texaco, aujourd’hui appelée Chevron, a cessé de forer en Amazonie équatorienne. Mais l’agriculteur Wilmo Moreta garde un bien mauvais souvenir de cette transnationale étasunienne.

    « Texaco ne s’est jamais intéressée à la vie des habitants de la région », a affirmé Wilmo Moreta à Prensa latina, près d’un marécage pollué par le goudron et le pétrole que la société pétrolière a laissé derrière elle en quittant l’Équateur, en 1992.

    Pendant toutes ces années, l’agriculteur a vu mourir du cancer beaucoup d’habitants pour avoir bu de l’eau polluée, tandis que de nombreuses cultures et des animaux disparaissent pour la même raison.

    « Quand il pleut, nous récoltons l’eau de pluie pour boire, mais en été nous sommes obligés d’utiliser l’eau des ruisseaux et des rivières », a signalé Wilmo Moreta qui a participé au début de la campagne La main sale de Chevron, promue par le président Rafael Correa afin de dénoncer les dommages environnementaux causés par cette compagnie.

    Le président équatorien, qui était accompagné par la maire de Richemond en Californie, Gayle McLaughlin, et plusieurs membres de son cabinet, a plongé la main dans une mare toxique abandonnée par Texaco à Aguarico, et il l’a ressortie noire de goudron.

    Selon Rafael Correa, il existe plus de mille mares comme celle-ci disséminées dans toute l’Amazonie équatoriale, si bien que les dommages écologiques, a-t-il assuré, « sont 85 fois plus importants que ceux de la catastrophe provoquée par la British Petroleum dans le Golfe du Mexique ».

    Un tribunal équatorien a condamné Chevron à payer une indemnisation de 19 milliards de dollars à environ 30 000 personnes qui ont souffert des mauvaises méthodes d’extraction, mais l’entreprise refuse de respecter le jugement et accuse la justice locale de corruption.

    Selon Rafael Correa, en tant que politique, l’État s’abstient d’intervenir dans un procès entre personnes privées, mais il ne peut accepter que le pays soit discrédité. C’est la raison de la campagne internationale qui a démarré à Aguarico pour dénoncer les dégâts toxiques de Chevron en Équateur.

    Quant à l’agriculteur Wilmo Moreta, il dit ne rien savoir du procès ni des indemnisations. « C’est l’affaire des avocats », dit-il. Il veut seulement que ses voisins cessent de mourir du cancer, et pouvoir de nouveau cultiver ces régimes de bananes de 20 kg que produisait sa ferme avant l’arrivée de Texaco. (PL)

     

    Source: http://www.granma.cu/frances/notre-amerique/27sept-La%20main%20sale.html

     


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