• L'Equateur, refuge pour les pourfendeurs des Etats-Unis

    L'Equateur, refuge pour les pourfendeurs des Etats-Unis

    C'est à l'Equateur que l'ex-consultant de la CIA Edward Snowden, accusé d'espionnage par Washington pour avoir publié des informations sensibles sur la surveillance électronique américaine, a demandé l'asile politique. Ce petit pays d'Amérique centrale est devenu un refuge privilégié pour les pourfendeurs des secrets de l'administration américaine. Au regard du traité d'extradition en vigueur entre les Etats-Unis d'Amérique et la République d'Equateur, les personnes poursuivies pour un crime de "nature politique" peuvent éviter l'extradition.

    Le 16 août 2012, l'Equateur a ainsi accordé l'asile à Julian Assange, recherché par les Etats-Unis pour avoir publié en 2010 des centaines de milliers de documents diplomatiques confidentiels avec le site WikiLeaks. Réfugié depuis un an à l'ambassade d'Equateur à Londres pour échapper à une procédure d'extradition vers la Suède, où il est soupçonné de viol et d'agression sexuelle, le cybermilitant Assange a d'ailleurs apporté un soutien appuyé à Edward Snowden, appelant un "pays courageux" à se porter volontaire pour lui accorder l'asile.

    Edward Snowden est arrivé dimanche 23 juin à Moscou en provenance de Hongkong, où il était réfugié depuis le 20 mai après avoir quitté son domicile et son travail de Hawaï. Les Etats-Unis, où la justice l'a inculpé d'espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux, ont révoqué son passeport et ont demandé que cet ancien consultant de la CIA et de l'Agence nationale de sécurité (NSA) soit empêché de poursuivre sa route. Dans la soirée, le site WikiLeaks fondé par Julian Assange a annoncé que M. Snowden était "en route pour la République d'Equateur par un chemin sûr afin d'obtenir l'asile". "Il est escorté par des diplomates et des conseillers juridiques de WikiLeaks", a précisé l'organisation dans un communiqué.

    Le ministre des affaires étrangères équatorien a confirmé lundi matin que Quito "étudiait" la demande du jeune Américain, jugeant que le dossier relevait de "la liberté d'expression". "Il y va de la liberté d'expression et de la sécurité des citoyens dans le monde", a estimé Ricardo Patino, le chef de la diplomatie équatorienne. "Il y va aussi de la confidentialité des communications", a-t-il ajouté. Interrogé sur le risque qu'une décision favorable porte atteinte aux relations de Quito avec Washington, il a répondu : "Nous agissons toujours sur des principes, pas pour nos intérêts propres. Il y a des gouvernements qui agissent plus pour leurs intérêts propres. Pas nous. Nous faisons attention aux droits de l'homme."

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    Source: Le Monde

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