• L’Amérique latine fait bloc contre le blocus imposé à Cuba

    L’Amérique latine fait bloc contre le blocus imposé à Cuba

    À La Havane, le second sommet de la Celac, qui réunit tous les pays du continent 
à l’exception des États-Unis, exigera la levée des sanctions contre la Grande Île.

    Le second sommet de la Communauté des États latino-américains et caribéens (Celac) s’ouvre aujourd’hui à La Havane. Deux jours durant, les présidents des 33 pays qui composent cette entité politico-économique, à l’exception des États-Unis et du Canada, discuteront des efforts à poursuivre en matière de « solidarité, d’équité et d’égalité dans la région », selon le document final préalablement discuté. Outre la présence des chefs d’État comme la Brésilienne Dilma Rousseff, le Mexicain Enrique Pena Nieto ou le Vénézuélien Nicolas Maduro, les secrétaires généraux de l’Organisation des États américains (OEA), José Manuel Insulza, et de l’ONU, Ban Ki-moon, ont annoncé leur participation. Une première depuis la création de la Celac au Venezuela, en 2011, qui en dit suffisamment sur le poids politique que représente désormais cet organisme.

    La « déclaration de Caracas » avait acté la construction d’une alliance à même de faire face aux problèmes économiques avec la création d’un fonds régional de réserve, ou encore de promouvoir les droits de l’homme sur le continent. À Cuba, les présidents devraient condamner unanimement le blocus qu’exercent depuis plus d’un demi-siècle les États-Unis contre la Grande Île et se mettre ainsi au diapason du vote de l’Assemblée générale des Nations unies. À cet effet, ils demanderont que La Havane ne figure plus sur la liste des pays dits « terroristes » établie par Washington. « Nous ne nous sommes pas concentrés que sur les priorités cubaines, mais sur les priorités de l’Amérique latine et la Caraïbe dans leur ensemble », a déclaré à Granma le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Abelardo Moreno. La Havane, qui assurait la présidence tournante de la Celac, « s’est efforcée de contribuer à ce que la lutte contre la pauvreté, la faim et l’inégalité soit une priorité régionale », a-t-il précisé. À l’issue de la rencontre, le Chili assurera la nouvelle présidence de cet organisme pluraliste, hétérogène et autonome de la tutelle de Washington.

    Cathy Ceïbe

    Source: l'Humanité

     

     


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