• Cuba: pour les annexionnistes, la Celac est la version sous-développée de l'OEA

    Un nouveau show médiatique contre Cuba est en marche. Cette fois, leurs organisations veulent troubler le déroulement du Sommet de la CELAC qui aura lieu à la fin de cette semaine à La Havane.

    En navigant sur la Toile, j'ai trouvé un texte de Gabriel Salvia et Manuel Cuesta Morua publié dans La Nation, dans lequel ils affirment que la CELAC est la version sous-développée de l'OEA.

    Tous deux sont les principaux organisateurs de ce qu'ils ont appelé II° Forum Démocratique en Relations Internationales et Droits de l'Homme, qu'ils veulent faire coïncider à Cuba avec le Sommet de la CELAC.

    Ces messieurs, qui reçoivent un financement du Département d'Etat (des Etats-Unis) n'acceptent pas que ce soit Cuba, avec la CELAC, qui regroupe 33 nations pour débattre de l'avenir de l'Amérique Latine sans la présence des Etats-Unis ni du Canada.

    D'avance m'est parvenu un document avec des matrices annexionnistes qu'ils feront circuler à ce moment-là. Le texte a été écrit avec des conseils externes et est en étroite relation avec le discours que prononcera le Secrétaire d'Etat John Kerry devant l'Organisation des Etats Américains (OEA), ce qui n'a rien d'étonnant.

    Regroupés sous le Programme Pont Démocratique lié au Centre pour l'Ouverture et le Développement de l'Amérique Latine (CADAL), une organisation écran de la CIA, les salariés de La Havane prétendent ne pas reconnaître les avancées de Cuba et de sa société civile dans la construction démocratique de la nation et son rôle à l'intérieur de la Communauté des Etats Latino-Américains et Caribéens (CELAC).

    Sans doute la main de la CIA est sous cette action qui, jusqu'à présent, est destinée à l'échec. Les peuples d'Amérique Latine ont décidé de marcher unis pour trouver la stabilité et la paix dans la région sans que les Etats-Unis leur tracent leur ligne de conduite.

    A la suite, le texte qu'ils distribueront dans quelques heures.

    Annexe

    La Havane, 24 janvier 2014.

    Au Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CELAC

    Au Secrétaire Général de l'OEA

    Déclaration

    Le 3 décembre 2011, à Caracas, Venezuela, et dans son cadre fondateur, a été adoptée la Déclaration Spéciale sur la Défense de la Démocratie et de l'Ordre Constituionnel dans la Communauté des Etats Latino-Américains et Caribéens (CELAC) dans laquelle il est dit que, et nous citons :

    « Nous, les Chefs d'Etat... réitérons que notre communauté s'établit dans le respect sans restrictions de l'Etat de Droit, le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, la défense de la démocratie, de la volonté souveraine des peuples, de la justice sociale, du respect des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales qui sont des conditions essentielles pour participer aux différents organes de la Communauté... et qui sont des conquêtes des peuples latino-américains et caribéens qu'ils auxquelles ils n'acceptent pas de renoncer. »

    Cette Déclaration spéciale constitue, par conséquent, un indice du fait que, sur notre scène régionale, s'est consolidée la démocratie. Cependant, certains reculs et certaines anomalies ponctuelles se trouvent toujours dans les urnes et dans un jeu pluriel d'options civiques et politiques.

    Malheureusement, notre pays, Cuba, n'a pas avancé dans ces directions. Ses autorités, signataires des Accords de Viña del Mar, au Chili, des Pactes des Droits Civils, Politiques et Economiques, Sociaux et Culturels des Nations Unies, et de cette Déclaration Spéciale qui fonde la CELAC, se refusent à faire les pas nécessaires pour adapter les institutions de l'Etat et les pratiques du gouvernement aux exigences qu'imposent ces engagements. Ils acceptent les fondements et les principes qui donnent leur légitimité aux Etats dans tout notre hémisphère mais ils ne les incorporent pas dans la relation qu'établissent l'Etat et le gouvernement cubain avec la société. Ils ne semblent pas comprendre que toute communauté globale d'etats avec des responsabilités suppose en même temps une communauté globale de citoyens avec des droits.

    En tant que membres de la société civile, nous lançons un appel aux Chefs d'Etat de la CELAC qui se réuniront à La Havane les 28 et 29 janvier pour que, avec affection et strict respect de la souveraineté, ils suggèrent au gouvernement qu'il est urgent que Cuba ratifie et mette en œuvre la reconnaissance des droits fondamentaux nécessaire pour notre pleine insertion dans cet effort naissant d'intégration régionale qui semble prometteur, justement, par la conscience partagée dans nos sociétés que les défis de la croissance, du combat contre la pauvreté, de l'intégration sociale et de la connaissance sont connectés à la promotion et à la défense des droits fondamentaux, de l'etat de Droit et de la loi.

    Bien que les autorités de Cuba persévèrent dans leurs pratiques qui violent méticuleusement nos droits, nous avons confiance dans le fait que, dans un futur pas très lointain, Cuba pourra s'intégrer au concert hémisphérique de pays qui, indépendamment de leurs modèles spécifiques de démocratie, sont tous respectueux des libertés fondamentales et du principe que la légitimité des Etats réside dans les citoyens.

    Note :

    Carlos Alberto Montaner, fugitif de la justice cubaine pour terrorisme, est un de ceux qui patronnent la rencontre de Miami et conseille Gabriel Salvia et Manuel Cuesta Morua dans l'organisation d'un événement identique à La Havane.

    El Blog de Yoandry, 24 janvier 2014

    (traduction Françoise Lopez)

    source: Cuba Si France Provence


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